Entre les lignes
Cet espace est une parenthèse. Des mots qui se déposent, comme ils viennent. Entre émotions, silences et vérités intérieures.
Petit être
Toi.
Oui toi.
Tu vis.
Tu souris
comme si le monde
n'avait jamais été abîmé.
Toi, insouciant,
toi, naissant,
toi qui ne doutes pas encore.
Petit être,
tu nous regardes
comme un livre ouvert.
Et tu crois.
Tu fais confiance.
Pour toi,
tout est pur.
Et moi,
quand je te regarde,
je me rappelle:
la douceur,
la joie,
la paix.
Parce que ta force
ne fait pas de bruit,
mais elle nous porte.
Elle nous relève.
Elle nous apprend.
Sans mots.
Sans détour.
Juste...
en nous aimant.
Père,
Tu débarques
sur mon terrain
sans bruit
comme l'air
Mais qui t'es?
Incconu
présent
absent
Je te tends la main...
rien
Pas de chaleur
pas de peau
ps de toi
Alors je tombe
je pleure
je me perds
je me noie dans ton silence
Ton souffle
trop fort
m'engloutit
jusqu'à disparaitre
Toi
Héros de l'extérieur
statue debout
force affichée
Mai moi
je me brise
en dedans
Je crie
tu n'entends pas
Jamais
Et pourtant...
Y'a une voix en moi
qui refuse de mourir
qui refuse de t'attendre
Une force
plus grande que ton absence
Qui me dit:
AVANCE
Tu m'appartiens
Tu m'appartiens
et pourtant
on t'a volé.
Corps en or,
corps trésor,
corps qu'on n'aurait jamais dû toucher.
Ma force.
Mon refuge.
Mon dernier endroit sûr.
Et ils sont venus.
Sans demander.
Sans regarder.
Sans comprendre.
Ils ont pris.
Ils ont brisés.
Ils ont laissé des traces
là où il y avait la paix.
On t'a trahi.
Entends-moi.
On t'a trahi.
Mais toi -
toi t'as tenu.
Dans l'ombre
tu respires encore.
Dans le silence
tu cries encore.
Et moi...
je commence enfin à t'écouter.
Je t'aime.
Même cabossé.
Même fatigué.
Même quand tu trembles sans raison.
Je t'aime.
Ne me lâche pas.
Ne m'abandonne pas maintenant.
On a déjà perdu assez de batailles.
On est entré en toi
comme dans un lieu sans porte,
comme si t'étais rien,
comme si t'étais personne.
Mai regarde-toi.
T'es là.
Debout.
Encore.
Fort, malgré tout.
Beau, malgré eux.
Alors je ferme les yeux -
pas pour fuir,
non-
pour te retrouver.
Je te sens.
Enfin.
Ta chaleur.
Ta rage.
Ta vie.
Et cette fois...
cette fois j'abandonne pas.
Je me bats.
Pour toi.
Je me bats
pour nous sauver.
PSYCHARTEMO
Je brille
Je brille.
Tu vois?
Je brille sans demander la permission.
J'illumine.
Je déborde.
Je suis trop-trop vive, trop vraie, trop entière.
Et toi...
toi tu t'approches.
Doucement.
Presque tendrement.
Comme une ombre qui murmure
avant de mordre.
Au début, j'y crois.
A ta douceur.
A tes mots.
A ce faux calme qui cache la tempête.
Puis ça glisse.
Tu prends.
Tu grignotes.
Tu déformes.
Tu humilies en silence,
Tu manipules sans bruit,
Tu mens sans trembler.
Et moi?
Moi je doute.
Moi je plie.
Moi je m'éteins...
juste assez
pour te laisser la place.
Mais écoute-moi bien :
Je ne suis pas faite pour disparaitre.
Je suis feu.
Je suis lumière.
Je suis celle qui éclaire.
pas celle qu'on éteint.
Alors aujourd'hui-
Je dis NON.
Non à tes jeux.
Non à ta violence déguisée.
Non à tes chaines invisibles.
Je reprends tout.
Ma place.
Ma voix.
Ma lumière.
Je brille.
Et cette fois...
tu ne pourras plus jamais
m'éteindre.
PSYCHARTEMO
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